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Cuba: la vie avant tout Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
14-01-2009

Tout le monde est d’accord là-dessus. La qualité de vie passe par la santé. Sans elle, rien n’est possible, disait mon grand père, un paysan entêté, bien accroché à la terre des îles Canaries à laquelle il devait sa subsistance.

Il y a quelques jours, Cuba a annoncé au monde entier son indice de 4,7 de mortalité infantile pour 1 000 enfants nés vivants. C’est un indicateur qui permet de placer l’Ile dans le select groupe de nations qui parviennent à un indice égal ou inférieur à 5. 


En 1958, l’indice cubain de mortalité infantile était de 60,0 pour mille enfants nés vivants, et en 1960, il était de 37,7. il est inutile de détailler les notables efforts réalisés depuis lors par la Révolution Cubaine pour améliorer les conditions de santé sous tous ses aspects. Voici une autre donnée : l’espérance de vie, pour ceux qui naissent dans la plus grande des Antilles, est actuellement de 78 ans.


Les problèmes crées par cinquante ans d’un blocus économique, commercial et financier sans cesse aggravé par de nouvelles mesures ; les ouragans qui sont passés sur l’île ( trois, l’un derrière l’autre, l’année dernière) ; la crise mondiale ; les insuffisance du bureaucratisme … les plus graves des maux qui auraient pu entraver cette oeuvre n’ont pas pu limiter les avances de ce secteur vital pour tous les cubains. Son action s’étend même hors de ses frontières.


Cuba a toujours été solidaire. La médecine de ce pays a parcouru tous les continents depuis les premiers moments de la Révolution et jusqu’à nos jours. Par exemple, en 2009, 5 000 vénézuéliens recevront une attention médicale gratuite à Cuba. Le programme Intégral de Santé (PIS) s’étend à de nombreuses autres nations d’Amérique Latine et des Caraïbes et donne à des centaines de milliers de personnes qui vivent dans les régions les plus retirées de notre géographie continentale, la possibilité d’une meilleure qualité de vie.


Des malades provenant des couches les plus défavorisées des populations de la région, et qui présentaient des affections neurologiques, orthopédiques ou traumatologiques, oncologiques ou ophtalmologiques (dans le cas de l’Opération Milagro, c’est à dire Miracle), des cardiopathies congénitales ou d’autres problèmes de santé ont pu être pris en charge, y compris des centaines des cas qui ont requis des interventions chirurgicales.


Ce panorama contraste fortement avec celui des États-Unis, un pays catalogué comme le plus « puissant » de la planète : le nombre de citoyens qui y souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension, l’insuffisance cardiaque, un taux élevé de cholestérol, un cancer…s’élève d’année en année, et le coût des soins aussi. Cependant, les dépenses que doivent réaliser ces malades au-delà de la couverture garantie par leur assurance de santé (le Medicar pour les personnes âgées de plus de 65 ans) sont passées en moyenne de 427 dollars en 1996 à 741 en 2005, selon les données de la revue Health Affair (Questions de santé), ce qui revient à une augmentation de 39% de plus pour chacun de ces malades. Mais dans le cas des personnes âgées, les pourcentages sont encore plus élevés.


L’agence Reuter indique qu’une personne qui est inscrite au Medicare devra payer de sa poche en moyenne 2 588 dollars non remboursés par l’assurance du programme fédéral.


Une autre étude indique que de 1996 à 2005, c'est-à-dire en dix ans, le pourcentage de malades chroniques s’est élevé de 41 à 44 pour cent, et le nombre de ceux qui ont trois maladies ou plus, de 13 à 22 pour cent parmi les personnes de 45 à 64 ans. Pour les plus âgés, les pourcentages sont encore supérieurs.
Cependant, à Cuba, les autorités sanitaires prévoient qu’en 2015, l’espérance de vie devrait être de 80 ans, ce qui est une conséquence directe du développement social.


Le Président Raul Castro a attiré l’attention récemment sur la nécessité de construire « plus de maisons pour les grands-pères », étant donnée l’élévation du niveau de vie de la population. Il a ajouté qu’il devra aussi y avoir « plus de maisons de retraite ».


La mortalité infantile diminue et la vie s’allonge : l’importance de la santé publique est plus que jamais prise en compte à Cuba.

 

source : cubainfo

Dernière mise à jour : ( 14-01-2009 )
 
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