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Écrit par Administrator   
10-03-2010

Par Ricardo Alarcón de Quesada, Président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de Cuba

 

Publié dans La Jornada, de Mexico

Traduction Gloria Gonzalez Justo

J’utilise comme titre de cet article une exclamation d’un éminent juriste, qui en son temps s’efforça de rendre justice à Sacco et Vanzzetti. Elle est toujours d’actualité pour ce qui concerne l’affaire des cinq Cubains incarcérés aux Etats-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.

Car c’est un fait : Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René, qui endurent depuis maintenant plus de 11 ans un injuste et cruel emprisonnement, en un mot, sont innocents. Ceux qui ont cherché à connaître la vérité sur le site du gouvernement des Etats-Unis (US Goverment Department of Justice, US District Court of Southern Florida, United States versus Gerardo Hernandez et al) le savent.

Les Cinq ont été séquestrés, sans communication, dans des cellules d’isolement pendant 17 mois, au moment même où se produisait la séquestration d’Elián González. Une affaire dont le monde entier a eu connaissance car les medias en ont parlée, jour et nuit, sans répit. Cependant, peu de personnes étaient au courant de l’existence de cinq autres séquestrés.

C’est ainsi qu’il fut facile pour le gouvernement nord-américain de refuser aux prisonniers cubains un procès impartial dans un autre lieu, et d’imposer sa tenue à Miami précisément, dans une ambiance d’illégalité et de violence, qui donna à  cette ville une notoriété universelle.

Pour comble, les Cinq avaient été arrêtés pour la seule raison qu’ils se consacraient à démasquer les plans contre Cuba ourdis par des groupes terroristes, habitués à tuer et à menacer, à Miami justement. Accomplir cette mission délicate et risquée obligeait nos compatriotes à transgresser ou à ignorer certaines règles et dispositions légales. Ils ne pouvaient pas informer les autorités nord-américaines de leurs activités pour la simple raison que ces autorités ont toujours été complices des terroristes. Le procès de Miami en est la meilleure preuve.

 Dès l’étape préliminaire, le ministère public nord-américain l’a reconnu en toutes lettres : la lutte contre le terrorisme est la motivation des accusés et les motivations ne doivent pas être révélées au jury (documents officiels, Motion in Limite du ministère public, 2000). Au début du procès, l’accusation revint à la charge : La Cour incita les témoins à exercer leur droit d’invoquer le 5e amendement*, afin que les actions terroristes contre Cuba ne soient pas divulguées (documents officiels, Motion du ministère public, 20 mars 2001).

La juge, quant à elle, acquiesça: les actes terroristes commis par d’autres ne peuvent pas excuser la conduite incorrecte et illégale de cet accusé ou de n’importe quel autre (Joan Lard, procès-verbal du 14 décembre 2001).

 Le gouvernement demanda les sanctions les plus excessives – en tout, quatre peines à perpétuité plus 77 ans de prison -, en insistant cependant que ce châtiment n’était pas suffisant. Il était nécessaire, selon le ministère public, de s’assurer qu’aucun des Cinq ne pourrait tenter dans l’avenir une action quelconque contre les groupes terroristes.

La juge accepta, ajoutant cette étrange sanction : comme condition spéciale additionnelle à la liberté surveillée, il est interdit à l’accusé de s’approcher, ou de se rendre dans des lieux spécifiques qui sont connus pour être fréquentés par des individus ou des groupes terroristes (Lenard ibidem).

 Quiconque parcourt les pages de cet infâme procès intenté contre eux à Miami, découvrira immédiatement que les cinq Cubains sont des combattants contre le terrorisme, de véritables héros qui ont sacrifié leurs vies pour sauver celles de leur peuple. Il constatera également que le gouvernement des Etats-Unis est coupable de promouvoir le terrorisme contre Cuba, de défendre et de protéger les terroristes.

 C’est la grande vérité que le gouvernement des Etats-Unis s’est acharné à dissimuler. Il ne fait pas de doute qu’il a réussi. Son énorme appareil médiatique – les medias disciplinés, selon Chomsky – s’est chargé d’imposer le silence et la désinformation.

On empêche les Etasuniens, et beaucoup d’autres, de connaître la vérité. Que se passerait-il s’ils pouvaient lire ce qui s’est passé à Miami ?

 * Le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis permet à tout citoyen américain de refuser de témoigner contre lui-même dans une affaire pénale.

 

 

 
Campagne internationale pour les Cinq Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
03-03-2010
http://francecuba-lillemetropole.org/documents/cinq/cartepostale.PNG
 
 
Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature, défend la cause des Cinq Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
18-02-2010
 «Une telle cruauté est inacceptable!»

 

Une lettre adressée au président Obama pour réclamer la libération des Cinq Héros a été lue hier, au Centre de presse internationale, par son auteure, la Sud-africaine Nadine Gordimer, qui se trouve à Cuba en qualité d’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre.

Gordimer, qui a eu préalablement un entretien avec les familles des Cinq, y dénonce en particulier la torture psychologique et les mauvais traitements infligés aux mères et aux épouses des Cinq depuis onze ans. C’est en effet le 12 septembre 1998 que Gerardo, René, Ramon, Antonio et Fernando ont été injustement incarcérés. «Une telle cruauté est inacceptable!», a-t-elle déclaré après avoir évoqué le drame vécu par ces familles dignes et honnêtes, un drame qu’elle a pu mesurer directement.

«Je demande au gouvernement du président Obama leur libération immédiate, et j’appelle les citoyens du monde entier à se mobiliser pour qu’il soit mis fin aux tourments imposés aux cinq Cubains», a-t-elle souligné après avoir exposé, dans sa lettre, le caractère arbitraire des verdicts et les infâmes irrégularités des procès, y compris en appel.

Une autre voix s’est faite entendre dans la même salle en faveur des Cinq: celle de Rask Morakabe, un ancien prisonnier politique de l’apartheid sud-africain. Il s’est dit particulièrement sensible à la situation des Cinq, expliquant qu’«en Afrique du Sud, nous avons vécu pendant des décennies l’emprisonnement de Nelson Mandela; tout comme nous avons lutté pour sa libération, nous allons lutter pour celle des Cinq, et nous l’obtiendrons.»

Loin d’ici, dans la ville de Neuquen, en Argentine, Emir Kusturica, cinéaste et musicien serbe, a aussi réclamé que justice soit faite, et a sommé le président étasunien de lever les condamnations.

 

Dernière mise à jour : ( 18-02-2010 )
 
L’injustice, une fois de plus Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
14-10-2009

La juge condamne Antonio Guerrero

à 22 ans de prison

http://francecuba-lillemetropole.org/images/cinq/Antonio%20Guerrero.jpg

La Cour du District Sud de la Floride a prononcé, ce mardi 13, octobre une nouvelle sentence à l’encontre d’Antonio Guerrero, injustement incarcéré depuis plus de 11 ans dans la prison de Florence, dans le Colorado. Ce centre pénitencier est considéré par le Livre Guinness des records comme la plus sûre du monde, où les condamnés passent la majeure partie de la journée en confinement solitaire. Il est qualifié par certains «d’Alcatraz des Rocheuses», et son régime de «véritable tombe».

Comme chacun sait, Antonio avait d’abord été condamné par ce même tribunal à la réclusion à perpétuité plus dix ans de prison. Cette sentence a été considérée comme excessive, contraire aux normes juridiques en vigueur, et déclarée nulle par la Cour d’Appel du onzième circuit, qui a établit que l’accusé n’avait jamais détenu ni transmis d’informations en rapport avec la sécurité nationale des Etats-Unis.

La nouvelle sentence de près de 22 ans de prison est le résultat de la solidarité internationale et des efforts tenaces de son avocat de la défense, Leonard Weinglass, et bien qu’elle ne soit pas absurdement exagérée comme la précédente, elle est aussi injuste. Le moment est venu d’intensifier la lutte pour la libération immédiate et inconditionnelle de nos cinq compatriotes.

Cet épisode confirme encore une fois l’arbitraire absolu du procès dont ont été l’objet ces hommes emprisonnés aux USA uniquement et exclusivement pour avoir combattu le terrorisme soutenu par les autorités nord-américaines.

La démesure irrationnelle des peines infligées était l’un des aspects dénoncés par la défense, ce qui a permis d’obtenir un succès partiel, limité et contradictoire. En 2008, la Cour d’appel d’Atlanta, qui a confirmé les verdicts injustes de culpabilité des Cinq, a annulé les sentences d’Antonio, de Ramon et de Fernando, et exigé qu’ils soient l’objet de nouvelles sentences.

Comme un exemple de la manière étrange de rendre la justice dans ce pays, la Cour d’Appel a reconnu qu’il fallait agir de même dans le cas de Gerardo Hernandez Nordelo, mais au lieu d’ordonner une révision elle a décidé de ratifier la condamnation barbare qui pèse sur lui de deux perpétuités plus 15 ans de réclusion.

Gerardo, Ramon, Antonio, Fernando et René sont innocents et n’auraient jamais dû être privés de liberté. Chaque jour de prison supplémentaire sera une honteuse confirmation de la complicité de l’administration nord-américaine avec le terrorisme. (www.antiterroristas.cu)

source : granma

Notre Comité, France-Cuba Lille Métropole est solidaire avec les Cinq patriotes Cubains.

  Liberté pour les Cinq !

 

Dernière mise à jour : ( 14-10-2009 )
 
Aujourd'hui, pouvons-nous croire au changement? Une lettre ouverte au Président Obama Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
14-09-2009

 

http://francecuba-lillemetropole.org/images/fidel/anima.gif

 

Par Arnold August*

Président Obama,

Il y a onze ans aujourd'hui cinq jeunes cubains, Gerardo Hernández, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, René González et Fernando González, ont été arrêtés après avoir s'infiltré dans des groupes anti-cubains composé des cubain-états-uniens de l'extrême-droite basé dans le sud de la Floride. Le but : une tentative d’empêcher de nouvelles attaques terroristes contre le peuple cubain. Jugés en 2001 lors d'une procédure judiciaire à Miami qui s’est déroulée dans un environnement menaçant, baigné dans les préjugés anti-cubain, ils furent condamnés à des dures et disproportionnées peines.      

Avant et depuis votre élection à la présidence, vous avez voyagé non seulement à travers les États-Unis, mais aussi à de nombreux pays dans le monde y compris le Canada, en s'engageant que votre administration est en faveur du changement. Lorsqu'il s'agit des affaires internationales, vous mettez l'accent sur la nécessité de respecter d'autres pays et traiter avec les autres nations sur un pied d'égalité, rejetant aussi les violations des droits de l’homme si caractéristiques de votre prédécesseur. Votre message a été, et est toujours, que les gens peuvent et devraient croire que ce changement est possible. Il existe plusieurs façons pour vous de le prouver.

Aujourd'hui, voyant que nous marquons l’important mais regrettable anniversaire, je voudrais attirer votre attention sur le cas des Cinq Cubains. Vous avez le pouvoir constitutionnel, et j'ajouterais l'obligation morale, de libérer les Cinq Cubains maintenant. Vous avez tout récemment assoupli les restrictions pour des cubain-états-uniens qui voudraient visiter leurs familles sur l'île. Si vous croyez vraiment dans les valeurs de familles, comment pouvez-vous s'abstenir d'exercer votre prérogative à libérer les cubains afin qu'ils puissent retourner dans leurs familles et leurs maisons? En gardant en prison les cinq hommes innocents, vous insultez plus de 11 millions de Cubains qui au cours de cette période de 11 ans ont de plus en plus adoptés les Cinq Cubains comme faisant partie de leurs propres familles cubaines. En maintenant leur incarcération, cela équivaut à emprisonner une partie de la société cubaine en territoire états-unien même.

Comment pouvez-vous même espérer d'établir une amélioration des relations avec Cuba tandis que Washington garde un élément de Cuba dans des prisons états-uniens? Vous savez très bien que c'est une cause politique et qu'ils sont des prisonniers politiques dont la liberté a été exigé par d'innombrables personnalités, de chefs d'États et organisations internationales de chaque continent.

Vous connaissez également le cas de Luis Posada Carriles. Il est responsable de nombreux crimes tels que l'attaque terroriste le 4 septembre, 1997, dans un hôtel de la Havane. Cela a causé la mort d'un jeune visiteur italo-canadien à Cuba. Au moment de son assassinat, il résidait dans ma ville, Montréal. Son nom est Fabio Di Celmo. Les Cinq Cubains ont infiltré les groupes terroristes basés à Miami précisément afin de mettre fin à ces types d'actions. L’assassin de Fabio Di Celmo, Carriles, est aujourd'hui libre dans les rues de Miami avec la protection des autorités états-uniennes. Comment expliquer cette anomalie flagrante: anti-terroristes en prison, tandis que les terroristes sont en liberté? Si vous êtes vraiment intéressés que les peuples du monde croient que votre administration est réellement pour le changement, il y a de nombreux moyens de le prouver. Peut-être le plus convaincante est de libérer le Cinq Cubains maintenant.

(Signé Arnold August)

 * Écrivain et membre du Comité Fabio Di Celmo pour les 5 de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba et du Comité International pour la liberté des cinq cubains.

 

Dernière mise à jour : ( 14-09-2009 )
 
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