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5ème Sommet des Amériques - 17/19 avril 2009 Le dernier sommet des Amériques ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
23-04-2009

Serge CHARBONNEAU

Nous vivons une semaine cruciale et palpitante.

Jamais nous avons vécu, depuis 50 ans une telle période.

Nous assistons à ce que l’on pourrait qualifier de chassé-croisé, une sorte de danse de séduction ou encore, plutôt, une analyse de l’adversaire.

Sommes-nous en présence de deux inconnus maladroits qui se courtisent et veulent s’unir ?

Ou plutôt en présence de deux lutteurs analysant l’adversaire en se demandant quelle sera la prise la plus efficace pour le mettre au tapis ?

L’exemple des lutteurs est peut-être plus adéquat.

Dans le coin droit, un géant, issu d’une famille de géants, belliqueux et arrogant de père en fils et dans le coin gauche non pas un seul, mais plusieurs nains, ratoureux, intelligents, petits, mais musclés.

L’un a des muscles de pétrole, l’autre de gaz, l’autre de cuivre et plusieurs ont des muscles de minerais et de matière première de toute sorte. Encore d’autres ont des muscles d’agriculture, d’autres d’eau douce, de forêts assoiffées de carbone, comme un grand poumon planétaire. Des nains, oui, petits, mais unis, intelligents, solidaires et musclés, face à un géant.

Un géant issu d’une famille belliqueuse habituée à ne pas se faire contredire et à commander par la soumission tous les nains qu’elle rencontre sur son chemin.

Aujourd’hui à ce sommet, c’est le dernier-né des géants qui entre dans le ring. On dirait qu’il est plus amical. Il semble doué de parole et d’intelligence, une chose surprenante pour cette famille !

Il dit qu’il écoute et il dit ne pas vouloir le combat ! Est-ce vrai ? On voit, dans ce coin droit, tout autour du nouveau venu, le même type d’entraîneurs que nous avons toujours connus. Ils ont les mêmes méthodes, les mêmes discours d’êtres supérieurs, seul le nouveau géant paraît un brin différent, comme s’il était le mouton noir de la famille blanche.

Que va-t-il se passer ?

Serait-ce le dernier combat de cette série de rencontres ?

C’est bien possible.

Il est possible qu’on assiste à un dernier sommet des Amériques.

Jamais depuis son "invention" ce sommet n’aura accueilli des intérêts et des dirigeants si divergents.

Jamais le géant n’aura eu si peu de nains à son service.

Un géant isolé, comme si ses nains esclaves s’étaient soudain affranchis et avaient découvert leur force solidaire.

Ils se sont aperçus qu’ensemble, Yes They Can !

Ils sont fermes et déterminés. Ils sont forts de leur dignité si longtemps méprisée. Ce sont des Chefs d’État, aussi respectables que n’importe quel géant.

Le géant a avantage à écouter et à pourparler. Il affronte pour la première fois dans un tel sommet une force qui lui est équivalente. C’est un événement sans précédent.

Le dernier sommet des Amériques ?

Oui, oui, c’est très possible !

Ce sommet à été créé pourquoi au juste ?

C’était pour répandre le néolibéralisme en Amérique, from the North, right to the South.

C’était pour imposer la ZLÉA. La ZLÉA est morte en novembre 2005 à Mar del Plata, en Argentine.

Le sommet n’a donc plus sa raison d’être.

Ce sommet était un sommet d’imposition du néolibéralisme, les nains ont la ferme intention de le transformer en sommet humain ou à lui faire râler ses derniers râlements.

C’est la transformation radicale ou la mort.

Il est plus facile de l’abolir que de le transformer.

Il y aura une confrontation digne des plus grands pugilistes.

D’abord, l’ordre du jour imposé par le géant ne correspond en rien à l’ordre du jour souhaité par les nains.

Pour les nains, un point important doit en tout premier lieu être réglé. Non pas débattu ou discuté, mais tout simplement réglé.

Un point qui pourrit l’Amérique du Nord au Sud depuis 50 ans.

Sans le nommer, tout le monde le connaît. Il faut que cet injuste embargo dénoncé depuis 17 ans pas la très grande majorité des pays à l’ONU, soit levé, et ce, sans condition. Aucune négociation et aucune menace ne sera tolérée.

Les nains sont fermes sur ce point.

En tout cas, pour l’instant ! Vont-ils se désolidariser lorsqu’ils seront nez à nez avec ce colosse ? Dans leur longue histoire, les nains se sont toujours facilement laissés soumettre.

Je me souviens de Québec en avril 2001. Je sens encore le gaz lacrymogène de cette fête des portes closes et des barricades armées. À ce sommet, un seul nain a eu le courage de se sentir debout, avec toute la dignité qu’un Chef d’État peut avoir. Un seul devant un des géants les plus cons et les plus arrogants que cette famille belliqueuse ait engendrés. Il était entouré et chouchouté par une panoplie de nains tous prêts à servir servilement les intérêts de l’outrecuidant condescendant.

Le temps est venu pour les États-Unis, d’abandonner sans condition cet arrogant et injustifié blocus. L’Amérique latine l’exige.

Serge Charbonneau
Québec

 

Dernière mise à jour : ( 23-04-2009 )
 
Venezuela mise sur son futur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
19-02-2009

Dimanche dernier, le peuple vénézuélien a misé sur son futur. L’immense manifestation qui a eu lieu devant le palais du gouvernement, présidée par le Président Hugo Chavez, a salué le sérieux coup porté aux ennemis des grandes masses bolivariennes de ce pays. C’est après vingt et une heures que les résultats préliminaires du référendum organisé ce jour là ont été connus. Ils se basaient sur le dépouillement de 94,2 % des bulletins de vote et donnaient un résultat de 54,36 % de OUI à l’amendement constitutionnel proposé aux électeurs, ce qui représente une victoire significative.

Dans un discours chargé d’émotion, Chavez s’est adressé aux dizaines de milliers de personnes qui s’étaient réunies devant le palais de Miraflores. Il a expliqué que la votation signifiait un grand pas en avant vers une étape supérieure dans la construction du Venezuela Bolivarien.

Il a exhorté l’opinion publique et le Pouvoir Exécutif à utiliser les quatre prochaines années, qui correspondent à la fin de l’actuel mandat présidentiel, à consolider l’œuvre qui a été menée jusqu’à présent, à la débureaucratiser, à la fortifier et à continuer à l’améliorer.

« Nous allons construire un Venezuela socialiste », a-t-il déclaré plusieurs fois tout en soulignant que c’est le peuple qui en sera l’unique et grand bénéficiaire.

La victoire du OUI permet d’instaurer un amendement à la Constitution du pays qui élimine les limitations interdisant au président et à tous ceux qui occupent une charge publique de se présenter plus de deux fois consécutives à des élections pour occuper un postes de responsabilité. A partir de maintenant, comme l’a souligné Chavez, n’importe quel citoyen occupant à un moment donné un poste public pourra, à condition de suivre les pas établis par la loi, être de nouveau proposé à la réélection au même poste, la décision finale étant bien entendu la volonté populaire exprimée dans les urnes.

Les analystes coïncident sur le fait que Chavez est le leader indéniable du processus révolutionnaire bolivarien, et que ce sont les masses populaires qui sont les bénéficiaires de toutes les réformes mises en place depuis qu’il a assumé le pouvoir, des réformes pour la plus part inédites pour une grande partie de l’Amérique Latine. De plus il faut souligner son grand charisme qui lui permet d’établir des liens étroits avec la majorité de la population.

Si l’amendement à la constitution vénézuélienne n’avait pas été approuvé, l’actuel président n’aurait pas la possibilité de se représenter aux prochaines élections prévues pour 2012, bien qu il puisse compter sur l’appui de la majorité.

La constitution de la République Bolivarienne du Venezuela contemple la possibilité d’un référendum révocatoire au milieu d’un mandat. C’est pourquoi beaucoup se demandent pourquoi, si les électeurs ont le droit d’invalider n’importe quel fonctionnaire public quand ils le croient convenable, ils n’auraient pas aussi la possibilité de les réélire autant de fois qu’ils le désirent. C’est cela le sens exact de l’approbation de l’amendement constitutionnel.

Les résultats de la votation démontrent clairement qui possède le prestige et la confiance du peuple, qui conduit le processus de transformation et qui en est réellement bénéficiaire. Hugo Chavez dispose encore de quatre ans pour continuer son plan de réformes tout en affrontant les nombreux défis de la situation mondiale actuelle. Il a déjà annoncé que, sauf si le peuple Vénézuélien opinait le contraire, « ils pouvaient le considérer dès maintenant comme pré-candidat à la présidence pour les élections de 2012 ».

Tout l’œuvre réalisée jusqu’à aujourd’hui par le président et son équipe démontre que le socialisme y est conduit d’une main sûre. La droite et les ennemis de toujours ne vont pas cesser leurs tentatives d’enrayer les rouages. Mais les dés sont lancés et les vénézuéliens ont misé sur la continuation de ce processus.

 

 

 
La Bolivie proclamée troisième pays latino-américain sans analphabétisme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
23-12-2008

COCHABAMBA, Bolivie.— LE président bolivien Evo Morales, a déclaré la Bolivie troisième pays sans analphabétisme en Amérique latine.

http://www.lautrelivre.org/images/HugoFidelEvo.jpg

« L’élimination de ce fléau constitue une victoire sur le colonialisme, qui a toujours refusé d’assumer cet engagement social », a déclaré avec raison le président.

« Les colonialistes, aussi bien ici qu’à l’étranger, n’ont jamais eu l’intention de mettre fin à l’illettrisme », a-t-il déclaré dans le colisée de la Coronilla, à Cochabamba, où s’est déroulée la cérémonie. La Bolivie rejoignait ainsi Cuba, déclarée pays sans analphabétisme en 1961 et le Venezuela (en 2005).

Pour Morales, cette réussite constitue aussi un engagement à poursuivre la mise en place de projets éducatifs et sociaux.

Lors de son intervention, le leader du Mouvement pour le socialisme a exprimé ses remerciements à Cuba pour l’aide apportée dans cette campagne.

Plus de 820 000 boliviens ont appris à lire et à écrire grâce à la méthode audiovisuelle cubaine Yo si puedo (Moi, je peux).

Selon le chef de l’Etat, il est important de signaler qu’environ trente mille des personnes alphabétisées ont appris à lire et à écrire en quechua et en aymara, leur langue d’origine.

La proclamation a eu lieu en présence du président paraguayen, Fernando Lugo, du vice-président du Conseil des ministres de Cuba, José Ramon Fernandez, de représentants d’institutions internationales, ainsi que des ministres de l’Education de Bolivie, de Cuba et du Venezuela.

 http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L252xH300/Bolivia-9b77e.jpg

Source Granma.cu

Dernière mise à jour : ( 23-12-2008 )
 
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