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Allocution inaugurale de M. Felipe Pérez Roque |
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Écrit par Administrator
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30-01-2009 |
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Allocution inaugurale de M. Felipe Pérez Roque, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, à la Deuxième Réunion ministérielle du Mouvement des pays non alignés sur l’autonomisation des femmes, Guatemala, le 23 janvier 2009 M. Álvaro Colom, président de la République du Guatemala ; Mme Sandra Torres de Colom, Première dame de la République de Guatemala et président de la Deuxième Réunion ministérielle du Mouvement des pays non alignés sur l’autonomisation des femmes ; Mesdames et messieurs les ministres et chefs de délégation des pays membres et observateurs du Mouvement des pays non alignés ; Autorités du gouvernement, du pouvoir législatif ; représentants de la société guatémaltèques ; Mesdames et messieurs les délégués ; Je remercie, au nom de la présidence du Mouvement des pays non alignés, les autorités et le peuple de la République du Guatemala d’avoir accueilli et organisé cette Réunion et de nous avoir tous reçus si hospitalièrement. Visiter le Guatemala a une signification spéciale pour un Cuba, compte tenu des liens de fraternité qui ont uni les deux peuples tout au long de l’histoire. Le Guatemala a accueilli à la fin du XIXe siècle le Héros national de Cuba, José Martí, qui a donné des classes à l’École normale et a été professeur de philosophie et de belles-lettres à l’Université. José Martí a décrit le Guatemala en ces mots : « Je dirai en des mots de gratitude combien la terre guatémaltèque est belle et notable, et fraternelle et prospère, là où le travail est coutumier, la vertu naturelle, l’affection traditionnelle, le ciel azur, la terre fertile, la femme belle et l’homme bon. » Président, Sandra, frères guatémaltèques, Nous vous remercions de l’effort spécial que vous avez consenti pour organiser cette Deuxième Réunion du Mouvement des pays non alignés, ainsi que de l’hospitalité et de l’affection avec lesquelles vous avez accueilli les délégations venues de tous les coins de la planète pour discuter ici, au Guatemala, dans un esprit d’ouverture fraternel, l’un des principaux points inscrits à l’ordre du jour de notre Mouvement. Nous avons reçu un message à notre Réunion du président de l’Assemblée générale des Nations Unies, le père Miguel D’Escoto, qui sera distribué à toutes les délégations comme document officiel : il y réfléchit sur l’importance de notre réunion et sur les débats sur son ordre du jour dans la conjoncture actuelle. Nous nous réjouissons de tenir au Guatemala cette Deuxième Réunion ministérielle du Mouvement des pays non alignés sur l’autonomisation des femmes, en conformité avec l’accord que nos chefs d’État et de gouvernement ont adopté à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement tenue à La Havane en septembre 2006. Cette rencontre garantit par ailleurs le suivi de la première Réunion qui s’est déroulée en mai 2005 en Malaisie, à l’initiative de ce pays qui occupait alors la présidence, sur un point prioritaire de l’ordre du jour international : l’égalité entre les sexes. Nous savons gré à l’Institut du Mouvement des pays non alignés sur l’autonomisation de la femme, créé à partir d’un accord de cette Première Réunion, du travail qu’il a réalisé et au gouvernement malaisien de l’appui qu’il lui a accordé. |
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Guantánamo: une base militaire contre la volonté du peuple cubain |
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Écrit par Administrator
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24-01-2009 |
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Vu du dehors, Guantánamo n’est qu’une prison internationale, un dépôt de « combattants ennemis » condamné par le monde entier pour violation du droit international et que Barak Obama, le nouveau président des États-Unis va démanteler dans le délai d’un an. Mais en réalité, Guantánamo est beaucoup plus que cela. C’est une province située à 930 km à l’est de La Havane et dans laquelle est enclavée, contre la volonté du peuple cubain, l’illégale base navale nord-américaine qui occupe seulement 2% du territoire de la province la plus à l’est de Cuba, 0,28% de celui du pays entier. C’est le 10 Décembre 1903, à midi exactement, qu’a commencé l’usurpation de cette portion de terre et de mer de son territoire national Elle est née sous l’ombre de l’amendement Platt qui avait été imposé par les États-Unis à la République de Cuba qui venait tout juste de naître. Elle était soi-disant destinée à être seulement une station pour le réapprovisionnement en charbon des bateaux, mais rapidement, elle s’est transformée en base navale, avec ce que cela implique pour la ville en termes de prostitution, de jeux d’argent et de drogues et a été une constante dans l’attitude d’interventionnisme déclaré qui était pratiqué contre l’île. A la fin des années cinquante du siècle dernier, lorsque Fidel Castro dirigeait l’insurrection armée qui a rendu possible le triomphe de la Révolution, l’enclave est devenu l’antre où se générait l’appui logistique offert au dictateur Fulgencio Batista. Après la victoire du Premier Janvier 1959, elle s’est transformée en source de provocations, d’agressions et de violations de l’espace aérien, maritime et terrestre de la plus grande des îles antillaises. En 1961, les marines ont brutalement frappé et tué un ouvrier cubain. Un an plus tard, c’était un humble pêcheur qu’ils assassinaient. En 1964 puis en 1966, ce sont deux soldats, Ramón López Peña y Luís Ramírez López, qui servaient de cible à des tirs réalisés depuis l’enceinte de la base. Ils ont tous deux perdu la vie. Á partir de 2002, la base a été employée comme camp de concentration et de torture pour les « combattants ennemis » amené d’Afghanistan dans des vols clandestins organisés en violation de la souveraineté de plusieurs pays alliés des États-Unis. C’est une vie très différente qui se déroule de l’autre côté des barbelés. La province de Guantánamo est un territoire de 6 182,2 km2, y compris les 117,6 km2 de la base située à l’entrée d’une des baies les plus grandes de Cuba, et qui est même considérée comme l’une des plus grandes et des plus profondes du monde entier. L’histoire de la baie remonte au 20 Avril 1494. C’est Fernando Colon, le fils du grand amiral, qui en a fait le premier la description. En faisant allusion au journal de bord de son père, il écrivit : «Il a commencer à border la côte de Cuba et après avoir navigué quelques lieues au-delà de Cabo Fuerte, il est arrivé à la baie nommée Puerto Grande, dont les eaux étaient très profondes et dont la largeur de l’entrée était de 150 pas… » Le 19 Octobre 1739, presque deux siècles et demi plus tard, l’Angleterre a déclaré la guerre à l’Espagne et un an après, l’amiral Edward Vernon, chef de la flotte britannique des Caraïbes, a jeté l’ancre à Cayo Hospital, dans la baie de Guantánamo, pour réparer les dommages subis durant un combat. Un an plus tard, il a occupé la baie. Il a même ordonné de la rebaptiser « Cumberland ». Il s’est fortifié dans les terres et a ensuite essayé d’y fonder une ville qui sera plus tard à l’origine de la ville de Caimanera, mais il s’en est fort mal tiré et y a perdu plus de deux mille hommes en raison de la fièvre jaune et de la guerre de guérilla. Cette ville de Caimanera, située sur la rive ouest de la baie, est née entre 1861et 1899. C’était un petit bourg qui plus tard, à cause de la présence de la base navale nord-américaine, a reçu des vagues successives de chômeurs de tout le pays qui venaient y chercher un emploi. C’était le début de la longue histoire d’une usurpation. Son développement a d’abord été dû à ses activités maritimes et mercantiles, mais aussi à l’exportation de coton, de sel, de canne à sucre et de tabac, mais le vrai destin auquel l’ont voué les gouvernements prérévolutionnaires était tout autre. C’était l’endroit où les marines de la base venaient passer leur temps libre. La prostitution et les jeux s’y développèrent rapidement. On a pu y assister à la naissance d’un grand nombre de bars, de clubs, de maisons closes (il y avait environ 800 prostituées, pour la plus part des étrangères) et de maisons de jeu. La consommation de drogues y était répandue, autant que la présence de misérables enfants à moitié nus qui déambulaient en essayant de vendre du poisson, de l’eau ou des fruits et qui se faufilaient dans les bordels. Ce n’est qu’après le triomphe de la révolution que les services de santé presque inexistants, le lamentable état de l’éducation, les petites maisons aux toits de palme ou de zinc qui formaient le bourg de Caimanera ont subi une métamorphose radicale qui a permis d’améliorer tous les paramètres de la qualité de vie de ses habitants et qui, surtout, ont redonné sa dignité à la femme. La base est une insulte à la souveraineté nationale de Cuba et son peuple exige sa restitution inconditionnelle. C’est ce qui a été juré à Baragua. |
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Dernière mise à jour : ( 24-01-2009 )
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Un nouveau consensus régional sur Cuba |
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Écrit par Administrator
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24-01-2009 |
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Certains analystes, de ceux qui se rencontrent si fréquemment dans une certaine presse, affirment en chœur que les visites à la Havane, ce mois-ci, des présidents d’Argentine, de l’Equateur et de Panama sont un message pour les nouvelles autorités nord-américaines et qu’elles ont pour objectif de démontrer l’existence d’un nouveau consensus de l’hémisphère sur Cuba. Cependant, pour certains autres, ce serait donner trop d’importance à Washington sur un thème qui ne lui appartient pas, nous explique l’agence cubaine ACN S’il est vrai que certains gouvernements de la zone indiquent qu’avec Barack Obama, on devrait assister à un changement dans les politiques traditionnellement agressives des États-Unis envers La Havane, il est évident qu’il existe d’autres éléments beaucoup plus transcendants dans le désir de ramener l’île dans le concert régional. C’est pourquoi, en tout cas, ces visites et celles qui sont annoncées pour le reste de l’année, toutes marquées par la fluidité des conversations, la compréhension mutuelle et l’esprit de coopération, montrent clairement deux réalités : la première, que l’Amérique Latine vit une époque de transformations à la recherche d’une plus grande indépendance, de l’autodétermination et de l’intégration régionale. La seconde : que pour la plus grande des Antilles, la pleine réinsertion dans son contexte naturel est un prix qui lui est décerné pour la verticalité, les capacités de résistance et la dignité qu’elle a démontré face à toutes les attaques de l’empire et de ses complice pendant un demi-siècle. Il semble bien que ces deux considérations soient la véritable clef de la question. Entre autres choses, parce qu’explicitement, aussi bien la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, que le Chef d’État équatorien Rafael Correa ou celui de Panama Martin Torrijos, qui tous sont venus à La Havane ce mois-ci, ont exprimé qu’il est temps aujourd’hui que l’Amérique Latine prenne en mains son destin sans se plier aux intérêts hégémoniques d’autres pays ni copier des modèles destructifs venus de l’extérieur. Les trois présidents ont coïncidé pour célébrer les réussites substantielles de Cuba, obtenues sous la pression du dur blocus imposé par la Maison Blanche, ce qui confère un mérite additionnel très significatif à chacun des pas en avant que fait le pays. Ils ont tous insisté sur l’exemplarité de l’attitude de résistance prolongée pour toutes les nations de la région. C’est la raison pour laquelle la Maison Blanche peut en fait assumer la position qu’elle estime la plus convenable, comme elle l’a toujours fait, mais l’Amérique Latine a déjà décidé de manière indépendante d’accueillir Cuba en son sein. |
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Le directeur général de l’UNESCO en visite à Cuba |
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Écrit par Administrator
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19-01-2009 |
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Koichiro Matsuura, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science, la culture, la communication et l’information (UNESCO), est arrivé à La Havane en visite officielle. Matsuura, dont c’est le premier séjour à Cuba, dirige cette organisation depuis novembre 1999. Pendant son séjour, il rencontrera des dirigeants cubains et parcourra des sites d’intérêt historique et culturel. Cuba est membre de l’UNESCO depuis le 29 août 1947. A partir du triomphe de la Révolution, elle a fortement augmenté sa contribution qualitative dans plusieurs des domaines dont s’occupe cette organisation, principalement l’éducation, les sciences et le patrimoine culturel. Tiré de Granma international |
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